top of page

Libérés, délivrés…


Chez Equilead, nos chevaux accompagnent les coachés en toute liberté et nous n’utilisons aucun moyen de coercition. Ni rond de longe, ni chambrière. Nous laissons au cheval sa liberté car il en a besoin pour s’exprimer de manière authentique. Je me rappelle cette cliente qui, lors de la deuxième séance, était partagée entre interrogation, appréhension et surprise de voir le cheval se promener librement dans l’immense espace de la carrière.


Le travail sur le cercle est pourtant l’un des fondamentaux de l’équitation. Pour détendre, assouplir et travailler l'équilibre. Le cercle sert à tout : travailler les incurvations, ralentir l’allure, déplacer les hanches ou les épaules, etc. Bref : un cavalier pense en cercle et en huit de chiffres avant de penser à la ligne droite.


Pour le travail à la longe, il est bien souvent réalisé dans un rond de longe. Petit à petit, le cheval s’habitue à tourner à l’intérieur. Rares sont les moments où vous le verrez déambuler librement et faire des formes aléatoires. Non. Il tourne en cercle à main gauche ou à main droite. Petit à petit, le cheval se conditionne à ce rond de longe et prend la piste avant même qu’on le lui demande.


De plus, comme vous le savez sûrement, le cheval a besoin d’espace pour se sentir en sécurité : il peut ainsi s’échapper en cas de danger. Personnellement, mes chevaux rechignent à être enfermés au box les froides nuits d’hiver ou les chaudes journées d’été... Et pourtant, ils disposent de boxes de poulinières.


Le coaché lui aussi est inconsciemment contraint par le rond de longe. Petit espace où il se trouve au centre. Pas forcément rassurant pour tous. Le rond de longe nous parait donc être coercitif sur le coaché et sur le cheval. Sans oublier qu’être assertif dans un rond de longe peut parfois créer un conflit si le cheval l’est lui aussi...


Travailler dans le grand espace de la carrière nous permet également d’observer une situation juste de la relation humain-cheval et également l’interaction de l’humain avec son environnement. Et qu’est-ce que l’équicoaching si ce n’est un travail relationnel à nous-même, aux autres et à l’environnement ? Donner de l’espace au cheval et au coaché permet également d’observer la communication physique dans sa forme la plus « pure », sans contraintes.


Nous pourrions dire en quelque sorte que nos chevaux sont libérés, à l’image de l’entreprise libérée théorisée par Isaac Getz et Brian M. Carney. Le principe de ces organisations est de laisser les salariés prendre des initiatives individuelles plutôt que de leur imposer des directives suivies de contrôles. Le climat de confiance et de reconnaissance permet aux compétences des collaborateurs de pleinement s'exprimer. Des règles définies collectivement garantissent l'espace de liberté de chacun.


Définitivement, c’est dans la liberté que se construit l’altérité et la confiance. Définitivement, c’est dans la liberté que le charme de l’équicoaching opère.

bottom of page